annales de la compagnie écarlate

Forum Pâturages Pâturage Jdr – Les chroniques des petites Brebitchs annales de la compagnie écarlate

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  • #6592
    Madj
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    @mj255

    Nous sommes en fin de printemps de l’année 437 après la domination. Nous voguons actuellement depuis béryl en direction de grenat pour le compte d’un compagnie de fret.

    Le calme de la mer me fait réaliser qu’il faut profiter du moindre instant de calme que nous avons.Nous n’avons que peu souvent la chance de nous reposer.

    Celà fait maintenant quelques jours que nous avont quitté béryl, son port plein de vie, de commerces en tout genre, de cargaisons affluant des 4 directions, la criée du matin, ainsi que le chant des mouettes. Nous les avons alors troqué pour une mer calme, une brise marine revigorante, le navire tanguant sous l’effet de la houle, le chant des marins, le passage de créatures marine de temps à autre aux abords du navire, le soleil chauffant nos visages et nous forçant à continuellement nous hydrater.

    La compagnie écarlate à l’air de bien se porter, Sirocco profite du temps libre pour perfectionner son maniement de l’arc, veinard passe son temps avec l’équipage, Chaos s’affaire au nettoyage du navire et à son entretiens.
    Je comprends que Mogaba ne tiennent pas la magie dans son coeur, mais je trouve que son aversion envers chaos n’est pas justifiée. Je crains pour ma part plutôt Corbeau, qui donne l’impression d’avoir une colère à assouvir, ou peut être serait-ce autre chose.. il défie constament le capitaine à la lutte, il est soit trop fière soit il manque cruèlement de clairvoyance, son comportement pourrait bien lui coûter la vie un jour, je devrais le garder à l’oeil. Pour ma part, le calme du voyage est propice à la médidation et à l’analyse, car « tout bon analyste peut se tromper une fois mais pas deux ».

    J’ai récolté à présent les mémoires des membres de la compagnie afin de consigner les événements de béryl, tous ont participés à l’exception de corbeau, néanmoins leur contribution à été trop sommaire ou non perspicace pour que je puisse m’appuyer dessus, veinard m’a signalé avoir passé du temps à jouer aux cartes et avoir parlé avec des gens pour glaner des infos sans me dire qu’elle information il a ainsi pû récolter, le compte rendu de chaos tourne quand à lui autour de sa vicoire aux cartes contre veinard et des taches qu’il effectue sans cesse sur demande de Mogaba.

    Voici donc les événements s’étant déroulés la veille de notre départ.

    ***

    Nous étions depuis peu à béryl, cité état annexée maintenant à l’empire de la dame, en témoigne la présence militaire et le moral de ses habitants bien que largement consolés par le commerce florissant de la ville. Installés dans une taverne, chaos épuisé par son travail de commis, veinard et corbeau jouant allègrement, sirroco en retrait, et moi toujours tiraillé entre l’acte de présence en tant que lieutenant et le besoin de recul exigé par mon statut d’analyste.
    Mogaba venait de nous annoncé avoir trouvé un contrat pour une compagnie de fret, nous allions donc nous diriger vers grenat (et marquer en même temps plus de distance avec tisse-ombre). Mogaba chargea alors chaos de veiller à ce que le lendemain matin tous nos frères aient le paquetage réglementaire, et me chargea en même temps de le surveiller.Le plus grand risque à ce moment là était que quelqu’un me reconnaisse, j’ai laissé mon passé derrière moi mais mon passé me laissera-t-il derrière lui? J’aurais aimé dire à Mogaba que chaos n’est pas un problème , mais on choisis soigneusement ses mots lorsqu’on reprend Mogaba, et encore plus lorsqu’on est son lieutenant et qu’on le fait au yeux des membres de la compagnie.
    Mogaba se retira alors, chaos regagna sa chambre, demandant à ce qu’on le réveille avant que le dernier d’entre nous ne se couche, afin qu’il puisse veiller toute la nuit et se charger de notre réveil ainsi que de nous aider à empaqueter nos affaires.
    Plus tard dans la soirée, un événement requérant une analyse assidue s’est produit.

    En sortant de la taverne, Sirrocco à été bousculée par un homme au large gabarit, le visage déformé par l’excès d’alcool, ou bien serait-ce le regard prolongé dans le décoleté de notre soeur d’arme qui en était la cause. Le temps de décider comment j’allais réagir, je vis sirroco rentrer dans la taverne, elle lui jetait alors un regard à la fois calme et rancunier. Corbeau avait lui aussi remarqué la scène et était déjà en direction de cette brute maintenant au contoire en train de harceler la tavernière pour un verre qui l’aurait sans doûte pousser dans un sommeil sans réveil vu son état d’ébriété.

    Corbeau attrapa la gorge de cet ivrogne, il riposta d’un coup que corbeau évita sans le moindre mal. Corbeau le poussa alors en direction opposé de la tavernière, j’en profitait pour tenter de le faire tomber mais le bougre tenait bien sur ses jambes.
    Il s’adressa alors à Corbeau, le provoquant d’aller se battre en homme devant la taverne et enleva au passage une chope appartenant à un client. Sirroco a alors tenté de glisser des herbes laxatives dans sa chope, sans succès.

    La brute et corbeau se dirigeaient alors à l’extérieur, chaos dormais et si je ne surveillait pas Corbeau, avec l’armée de la dame dans la ville, la possibilité que les choses échapent à notre contrôle était très forte.
    Je sorti donc derrière corbeau et remarqua que sirocco nous suivait. Je commençait alors à craindre la suite des événements. Une fois dehors la brute tenta de me fraper mais manqua mon visage. C’est alors que corbeau arrive par derrière, l’immobilise en lui attrapant la joue. Il lui dit alors « la prochaine étape c’est l’état dans lequel tu va rentrer, (si tu va rentrer). Tu veux qu’on continue? »
    A celà riposte notre ivrogne « tu va voir, je vais te finir vite fait ». Décidémment, il restera têtu jusqu’au bout.

    Corbeau répond à celà par un coup de manche de sa dague (dont la vue m’a annoncé le début de la dégringolade) contre la tempe de cette gourde d’alcool sur patte, en lui coupant un bout d’oreil au passage. L’ivrogne sort un surin de sa poche, désormais il est clair que la situation échape à mon contrôle.
    Je m’approche dans son dos, sort une flèche, l’attrape par la pointe et l’appuis dans son dos en lui demandant de se calmer.
    Vint alors un autre individu, pas beaucoup plus sobre que le premier qui demande ce qui se passe en sortant son épée. C’est apparemment un amis du grand gaillard. Sirocco bande alors son arc et décoche une flèche dans le poignet de cet individu avant même qu’il ait pu se rendre compte de ce qui se passait.

    Alors tourné vers la flèche de sirocco se plantant dans le dit poignet, je n’ai pas vu l’ivrogne contre lequel ma flèche était appuyé donner un coup de surin à corbeau et l’entaillant au passage.
    Corbeau dit alors : « vous êtes témoin? il m’a poignardé ! »
    Décidément, il m’étonnera toujours, on se bat avec des armes et corbeau s’étonne d’être blessé. Il manque clairement réellement de clairvoyance.
    Face à cette situation je comprends qu’il s’agit d’une course, qu’il n’est plus question de raisonner mais qu’il faut les mettre à terre le plus rapidement possible pour éviter de nous retrouver blessés. Je retrousse donc mes manches et annonce à mes camarades que c’est « buffet à volonté » je donne un coup puissant à cet ivrogne lui faisant sauter une dent au passage. Le deuxième individu se précipita alors sur Sirocco l’épée à la main, il se blessa et se retrouva à terre sans intervention de la part de Sirocco.
    Leur ayant réglé leur compte, on se redirige finalement dans la taverne. Je refais quelque pas en arrière tiraillé par le remord d’avoir laissé un ivrogne aux portes de la mort et lui pratique un garot afin de lui donner une chance de se reveiller au petit matin. Je prévenais donc la tavernière de la présence de deux personnes ayant besoin de soin, avant de m’en rendre compte, corbeau avait disparu. Je décide donc de l’attendre en compagnie de veinard et sirocco, regrétant déjà de me coucher si tard alors que nous devons nous lever si tôt avec risque de devoir combattre le lendemain.
    Lorsque corbeau revenait, la vue d’une tenue non tâchée de sang à suffit à me rassurer et je me dirigeait alors vers ma chambre.

    ***

    Il ressort de ces événement que j’ai failli à ma tâche de lieutenant en me laissant embrigadé dans des bagarres inutiles alors que je suis sensé être celui qui surveille mes hommes.J’ai aussi manqué à mon rôle d’analyste pour m’être laissé dépassé par l’action et pour avoir manqué de recul.
    Comme lot de consolation, l’analyse de ces événement me permet de constater que nous ressemblons plus à un assemblement de pièces indépendantes plus qu’à une équipe qui vie et pense comme un seul homme, où chaque individu serait engrenage d’une plus grande machine. Il faut que je veille à établir une cohésion de groupe ou alors le prochain combat pourrait coûter la vie à l’un d’entre nous. Je retiens aussi qu’il ne faut surtout jamais raisonner un ivrogne, il vaut mieux lui faire sauter quelques dents, la présence de côtes félées, et de machoir amochée à son réveil le lendemain auront valeur de conseil.

    Je dois aussi veiller à entraîner mon sang froid, on peut compter sur sa tête lorsque ses poings défaillent, mais les poings sont inutiles si la tête qui est défaillante.

    Qu’il soit consigné de mon erreur dans la présente annale, et que sa relecture empêche une erreur plus grande un autre jour. Car
    « tout bon analyste peut se tromper une fois, mais pas deux ».

    #6599
    Madj
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    @mj255

    ca va mal,
    désolé pour l’écriture, j’ai du mal à manipuler la plume
    j’ai été aux portes de la mort, et ne suis toujours pas rétabli, mogaba me propose de boire, mais je dois garder les idées claires.
    nous ne somme plus que 37 dans la compagnie, on a perdu corbeau et une quinzaine de compagnons d’arme.
    j’étais sur un navire avec mogaba, corbeau, chaos, sirocco, veinard, la montagne, soyeux, main d’argent, silver et chrysanthème.
    3 bateaux pirates se sont dirigé vers nous.
    on essuis des tirs de canons, je me prends des éclats de bois.
    un premier navire pirate vient à l’abordage, avec sirocco on enflamme des flèches et les tirons sur le navire.
    veinard, corbeau, mogaba et chaos sont au contact,
    veinard tente de venir en aide a corbeau mais plante sa lance dans son flanc.
    sirocco trouve la réserve de poudre sur le navire ennemi et la fait exploser
    des pirates sont soufflés par l’explosion, il reste le pont à nettoyer et les autres navires à secourir.
    veinard tente de briser la lance pour aider corbeau mais l’enlève violemment de son flanc, corbeau hurle et tombe dans les vapes et se vide de son sang.
    chaos se précipite sur corbeau pour l’aider avec sa magie, mais en fait un golem de chaire et de bois.
    on est débordé et le golem ne vacille pas sous les coups de mogaba
    on nettois le bateau des pirates et sirroco parvient à faire tomber le golem dans l’eau en utilisant la bôme.

    encore 2 navires à secourir
    on tire des flèches enflammées à l’approche. on se met à l’abris de sorte à ce que le navire à secourir nous sépare du navire pirate
    main d’argent, lamontagne, soyeux et mogaba vont au contact
    silver et moi restons en retrait pour attaquer à distance, puis silver part au contact
    veinard et crysanthème en retrait pour soigner les blessés
    on nettois le pont allié, mogaba se fait entaillé lamontagne se fait sérieusement blesser et main d’argent utilise sa magie de feu pour brûler le navire ennemi
    le capitaine et la montagne ont besoin de soin.
    j’ordonne de nous diriger vers le dernier navire a secourir
    moi et crysanthème allons secourir lamontagne et mogaba
    mogaba est comme neuf, lamontagne pas tout à fait

    j’emet l’idée d’utiliser l’alcool présent sur les navires,
    mogaba est contre,
    soyeux dit que ca vaut bien ca d’empêcher nos hommes de mourir,
    mogaba acquiesce, je savais que ca se passerait mal.
    Les hommes ont déserté le navire en difficulté à temps.
    Tous les pirates ennemis y étaient rassemblés.
    Sur ordre de mogaba on y lance torches et flèches enflammées.
    Il explose, je me prend encore des eclas de bois manquant de me tuer et blessant la montagne.
    chrysanthème reste auprès de moi pour me soigner.

    vu la tournure des événements je ne suis pas sûr d’avoir le privilège d’être en vie pour consigner nos prochains faits. Je ne suis même pas sûr que la compagnie survivra une lune. Il faut avant tout consolider les compétences de nos médecins et refuser les missions trop difficile.
    Bon sang on était en sous nombre ! on avait aucun canon avec nous, mais c’est peut être de ma faute, j’ai peut-être été trop occupé à rêvasser et à lire les annales. J’aurais du préparer l’assaut. Je suis un ingénieur ou pas?  Je ne ferais pas la même erreur deux fois.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 3 mois par Madj.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 3 mois par Madj.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 3 mois par Madj.
    #6618
    Madj
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    @mj255

    Nous sommes enfin arrivé à Grenat.
    J’ai vraiment crû que j’allais y rester. On m’a raconté que j’ai été tellement fiévreux que j’ai proposé à chaos de devenir sous-lieutenant, devant le capitaine et sans son accord. ***** rature illisible ******

    Le voyage à été long mais nous aura permis de nous remettre de nos blessures… enfin… pas complètement…
    ce qui aurait pu être le cas si on avait eu un médecin à bord. Au lieu de çà… le charlatan m’a enlevé l’usage de mon bras gauche.
    J’ai encore du mal à m’y faire et je risque d’être maladroit encore quelque temps. Certains hommes m’ont soufflés que chaos pourrait m’être d’une certaine aide pour rattraper cette monumentale connerie,
    mais ce problème peut attendre et il n’y a aucune solution qui soit bonne pour moi ou la compagnie actuellement. Je dois accepter de laisser ce bras derrière moi si je ne veux pas perdre plus.

    Arrivé à grenat on ne l’a pas reconnue. Même si les rumeurs ne sont pas toujours vrai, là, ça à été un choc. On est parti rejoindre une cité précieuse, riche et luxuriante et on a trouvé un immense taudis.
    De la crasse et de la poussière. Alors que le capitaine du navire remerciait Mogaba et lui disait être content de la prestation de la compagnie (avis que je ne partage pas, même si son or reste le bienvenu) je me dirigeais
    vers les garde du port pour obtenir des informations.
    Ce que j’ai pu obtenir du garde que j’ai interrogé est succinct, il y a quelque mois que la cité à été défigurée, sans prévenir, personne ne sait ni pourquoi ni comment. Il en savait plus, à parlé d’un bâtiment dont il fallait s’éloigner mais avait trop peur pour en dire plus.

    Nous nous sommes donc séparés. Je me suis dirigé avec veinard Mogaba et d’autres gars à la taverne du port. charlatant, main d’argent et chaos sont partis de leur côté.

    J’ai pu nouer contact avec deux riches marchand à la taverne; deux familles renommées, ils semblent concernés par le sort de la ville et semblent avoir des renseignement mais craignent de parler publiquement. Je dois les rejoindre demain. Une personne ou un groupe de personne auraient donc des yeux et des oreilles partout dans la ville.
    Veinard aura pu apprendre d’avantage. Il y a un château en dehors de la ville dans le coin de l’université, ce château est apparu subitement en même temps que la poussière. Personne ne s’en approche, pas mal de légendes sont racontées dessus, on parle d’ombres qui y circule ou même de lien avec les asservis.
    Il aura aussi appris que l’empire est en déclin, que la tour de la dame est assiégée par les rebelles. Il a aussi entendu parlé d’un groupe se faisant appelé la compagnie noire qui, semble-t-il travaille pour la dame.

    De leur côté charlatan et main d’argent se sont dirigé vers un forgeron que lui avait conseillé le capitaine du navire. Main d’argent cherchait un métal résistant aux très forte température et est désormais à la recherche
    de tungstène (il faudra que je l’épaule dans sa recherche, ce tungstène pourrait nous être précieux).

    Chaos quand à lui à été à l’université chercher des renseignements sur la magie il y a empreinté un livre et compte y retourner demain.

    La compagnie compte désormais une trentaine d’homme, le capitaine et quelques gars voulaient recruter ouvertement mais désormais les règles du jeux ont changées, nous devons plus que jamais nous adapter et survire.
    Pour cela on va devoir être sacrément prudent. Si une force est présente dans la ville on a pas intérêt à se dessiner une cible dans le dos en nous faisant voir comme une menace. Si on le faisait on finirait mort où à travailler pour elle.

    La compagnie à besoin d’un nouveau souffle, on ne peut pas se contenter d’enfoncer des clous.
    Ce nouvel élan nécessite de remettre en question nos acquis et de voir plus loin. Et cela nécessite d’utiliser chaque homme, chaque pièce d’armure, chaque partie de notre cargaison au mieux de ses capacités.
    Je vais devoir discuter avec les hommes demain. J’ai aussi quelques projets pour chaos.

    Pour ma part j’ai pris des risques en parlant ouvertement de la situation de la ville aux marchands. La prochaine fois que j’essaie de faire parler quelqu’un d’un sujet sensible, je devrais soit attendre qu’il en parle de lui-même. Soit trouver un moyen d’en parler en privé.
    Je sens qu’on a pas finis d’encaisser des dégâts, mais si on continue de retenir les leçon de nos erreurs, les choses s’amélioreront.

    #6681
    Madj
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    @mj255

    Nous sommes à notre deuxième jour dans cette cité rongée par un mal mystérieux.
    Il s’en est fallu de peu pour qu’une bagarre éclate et que nous soyons pris pour cible par un groupe sans nom ni visage.

    Veinard avait remarqué qu’on nous observait et à pointé du doigt les personnes concernées, par réflexe on a tous regardé dans
    leur direction. Ils avaient remarqué que veinard enquêtait sur les événements récents. J’ai du frapper veinard et demander à
    chaos et sirroco de le remonter dans sa chambre et leur offrir un verre pour leur faire croire qu’il n’agissait pas sous mes ordres.

    J’ai pu apprendre par la serveuse que ce sont des pêcheurs du coin. Il est étrange que des pécheurs soit hostile à une enquête sur ce qui affecte cette cité.

    Ce matin, on a tenu un débrief, Mogaba à vu d’un bon œil la réaffectation de chaos en homme de l’ombre. J’espère qu’il sera à la hauteur, s’il échoue dans cette voie il n’aura d’autre choix que de redevenir le commis de service.
    Ce matin on a pu organisé nos effort efficacement pour réaliser le maximum en un minimum de temps. Sirocco est parti au clocher faire un repérage de la cité et espionner les alentours du château, chaos est parti chercher des renseignement, quand à moi, je suis parti rependre la rumeur de notre prochain départ et chercher des contrats pour faire croire qu’on ne s’intéresse pas aux événements récents.

    Je suis donc parti sur le port me renseigner sur les départs, puis dans les boutiques de la ville.
    Si nous devions partir, on pourra se diriger par la mer vers béryl, opal, aviron, cheminée et taneur.

    J’ai pu trouver un contrat de recouvrement de dette, ainsi qu’un contrat pour le forgeron, un brave homme qui ne refuse pas quelques gardes pour sa forge qui est souvent attaquée, ou bien quelque bras pour l’aider dans son travail.

    Auprès d’amarante l’herboriste que j’avais rencontré à la taverne avec fiol l’alchimiste, j’ai pu me fournir en herbe médicinale et en anti-geule de bois en petite quantité. J’ai aussi pu apprendre qu’il y avait un cordon de sécurité autour du château noir (qui en réalité est une petite bicoque). Ils ont remarqué qu’il y avait de moins en moins de clochard et d’enterrement. J’ai pu aussi apprendre que la garde était très farouche et pouvait mettre à mort quiconque leur poserait des questions. Toutes les enquêtes civiles sont resté très vague ou ont aboutie a des disparitions.

    A mon retour à l’auberge, j’ai eu confirmation que le château noir était entouré de garde qui empêchait quiconque de se rapprocher. Sirocco s’est aussi renseigné sur la pègre mais n’a pas eu de réponse, je soupçonne une société secrète d’être derrière tout ça. Quand au vicomte qui dirige la ville il s’agit d’andémios, au sujet de la garde c’est moins facile, le capitaine de la garde change souvent à cause de la guerre.

    Chaos, lui, n’a rien trouvé de précis dans les gazettes, dès que quelqu’un à l’air d’en parler on ne retrouve pas de trace d’article. Le bâtiment grandi tout seul, ce qui implique une magie conséquente (peut être un asservi).
    Chaos a d’ailleurs pu noté de nombreux passage d’asservis dans le coin (tempête, transformeur, hurleur, pendu et l’homme sans nom)tout ca quelques mois avant la poussée du bâtiment, transformeur et l’homme sans nom était venu quelques années avant la poussée du bâtiment.
    Le bâtiment présente une architecture chaotique avec aucune trace d’ouverture ni d’être qui y habiterait.

    Mais bon sang qu’est ce que c’est que cette saleté qui menace cette ville et mes frères?
    Tout ce que je peux dire pour l’instant ce sont des probabilités.
    On se reprend…
    On sait que des asservis ont surement provoqués cette situation.

    Le château à l’air d’une structure vivante sans entrée. Mais si c’est vivant alors c’est peut être une entité en sois qui n’a pas d’entrée.
    Si c’est une entité vivante alors elle se nourrit surement et se débarrasse de déchets.
    Les disparitions de clochards et de cadavre on peut être pour vocation de le nourrir.
    J’ai trouvé ! Si cette structure est bel et bien vivante, et que cette poussière est produite par cette structure alors elle devrait porter des traces en elle même, comme lorsqu’un loup rejette des excrément et qu’un chasseur adroit est capable de dire si le loup est malade. Un alchimiste expert pourrait sûrement nous en apprendre d’avantage en analysant cette poussière !

    Le bon côté c’est que la garde agit ouvertement, ce qui peut nous assurer le lien de cette structure avec l’empire. Et s’ils tiennent absolument à cacher ce qui se passe, c’est sûrement que divulguer ce secret représenterait une menace pour leur plan. Craignent-il que le peuple l’apprenne, ou bien la rébellion?
    on peut donc renverser cette situation. Mais qu’est ce qui leur est passé par la tête, s’en prendre à leur propre peuple et à une de leur cité qui génère le plus de revenu qui plus est !

    Mais pour que des pêcheurs s’en mêle et souhaitent eux aussi garder le secret cela veut soit dire qu’il sont impliqué, soit qu’il craignent que de fâcheuse conséquence leur retombe dessus.

    Donc mes prochains mouvements devrait être d’analyser cette poussière. de fabriquer une longue vue pour mieux observer ce château, de suivre un mendiant jusqu’à ce qu’il disparaisse, ou bien pourquoi ne pas provoquer une mort et faire suivre son cadavre? Peut être que l’un des deux pêcheurs qu’on a croisé hier serait volontaire…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 2 mois par Madj.
    #6847
    Truc
    Membres
    @nicotruc

    A partir de ce point l’écriture semble plus soignée, comme si la plume était passée entre des mains plus délicates

    Enfin arrivé à Fraternité, j’avais hâte de retrouver le confort miteux d’une auberge et disposer d’une chambre privative !

    Soyons honnêtes, c’est moche, mais je vais tenter de ne pas introduire trop de subjectivité dans ce récit.

    A notre arrivée, Mogaba nous confie à chacun une tâche pour la journée :

    – La Babiole retardataire doit découvrir si les maîtres de l’ombre ont étendu leur emprise sur la ville ;

    – Chrysanthème est chargé de nous trouver une auberge convenable pour passer la nuit ;

    – Chaos se retrouve assigné, une fois n’est pas coutume, aux latrines.

    Pour ma part, une tâche de la plus haute importance m’est attribuée : surveiller Chaos. Cette compagnie ne mesure clairement pas mon potentiel…

    Très vite, Chrysanthème trouve une taverne plus que convenable : « La Brebis Délicate » et Bibelot apprend du tavernier que les maîtres de l’ombre ne tirent pas les ficelles dans la ville (nous passerons sous silence l’épisode de l’eau pétillante… à la violette – tousse ).

    Note : oui, habituez vous aux didascalies dans le présent journal, le théâtre a beaucoup à apporter à nos annales !

    Une fois que la compagnie a investi les lieux, nous commandons à boire. Veinard, Main d’Argent et moi-même nous lançons dans une partie de cartes, très vite remportée par le chanceux insolent (que je soupçonne encore d’avoir triché mais passons…).

    Distrait par l’odieux jeu de hasard, je réalise bien trop tard qu’une silhouette menaçante s’approche dans le dos de Plumeux, un poignard à la main et l’air bien décidé à s’en servir.

    Fort heureusement pour notre lieutenant, Chaos est prompt à réagir : il termine d’un trait sa pinte et jette son contenant en direction de l’assaillant.

    Touché à la tempe (HEADCHOPE) notre adversaire est désormais sonné et repéré. La Bricole décérébrée en profite pour passer à l’action : s’élançant vers l’ennemi elle tente de l’assommer… avec la lame de son Naginata ?!

    Sous nos regards dépités, la tête de l’inconnu se sépare de son corps, tombe au sol et roule sur quelques centimètres. Un lourd silence s’installe, vite rompu par le tavernier qui décide d’appeler la garde.

    Quatre fiers gaillards en armure entrent alors dans la taverne (« entrent dans la brebis délicate » me semblait inapproprié pour ce récit).

    Sentant que la situation va prendre une tournure dramatique, je me lance dans une audacieuse diversion en gesticulant pour attirer leur attention loin du cadavre qui badigeonne le sol de son sang.

    D’abord sceptiques, ils finissent par laisser leur orgueil prendre le dessus quand je leur demande lequel d’entre eux a la meilleure descente de bière.

    J’en profite alors pour leur payer des tournées jusqu’à plus soif, tout en faisant signe à mes stupides compagnons de s’occuper du cadavre deux pièces qui traîne à quelques mètres de là.

    Breloque (c’était donc ça son nom) tente de dissimuler la tête du défunt sous sa robe, non sans tintements de son attirail aussi utile que discret…

    De son côté, Chrysanthème passe enfin à l’action : saisissant le macchabée sous le bras, comme s’il soutenait un collègue ivre mort, il se dirige vers les toilettes de l’auberge en grommelant.

    Mogaba lui emboîte le pas après avoir glissé un mot à Chaos. Breloque les rejoint, la démarche légèrement handicapée par l’œuf morbide qu’il couve à grand peine.

    La soirée se poursuit et les gardes sont sur le point de me ruiner quand je décide d’aller aux toilettes, voir pourquoi mes camarades n’en sont toujours pas revenus.

    A ma grande surprise je les trouve tous en cercle autour du cadavre, Mogaba tenant sa tête dans ses mains. Sûrement attéré par l’incapacité du groupe à trouver comment faire disparaître le corps. Je les enjoins à balancer le cadavre par la fenêtre et que l’un d’entre nous aille le réceptionner de l’autre côté.

    Breloque m’interrompt pour proposer le plan suivant : « Je plante mon arme dans sa tête, enfonce le manche dans le corps et comme ça on obtient un espèce d’épouvantail humain ». Je saisis alors pourquoi le capitaine est dépité…

    Chrysanthème remonte le niveau en proposant de cacher le cadavre à l’étage, mais tromper à nouveau les gardes et le tenancier pour finalement laisser pourrir l’assassin dans une chambre semble compromis.

    Un silence s’installe, j’y mets fin en demandant à Mogaba de sortir pour pouvoir réceptionner le macchabée et retourne auprès de nos invités en armure pour m’assurer qu’aucun ne serait tenté d’aller aux toilettes.

    En revenant à la table des gardes, j’aperçois Chaos qui quitte la taverne, sans doute pour prêter main forte à Mogaba.

    Je m’assois puis réalise que nos amis soldats sont en piteux état : à peine levés pour regagner la caserne ils se mettent à vomir longuement sur le sol de l’auberge, avant de finalement s’en aller en titubant.

    A son retour, le capitaine me raconte comment il a réceptionné le cadavre nu et sans tête au beau milieu de la rue avant de l’abandonner dans les poubelles d’une ruelle voisine. Chrysanthème lui avait ôté son armure pour réussir à le jeter par la fenêtre, Breloque avait oublié la tête du mort entre ses jambes. Chaos s’était procuré de la chaux à un prix exorbitant auprès du maçon local pour faire disparaître le corps mais il n’y en avait pas assez.

    Quelle fine équipe.

    #6849
    Truc
    Membres
    @nicotruc

    Breloque et moi avons été désignés pour nettoyer le sang et le vomi. Piètre reconnaissance de ma capacité à sauver la situation au moyen de mon éloquence… Chaos et Chrysanthème ont échappé à cette tâche ingrate.

    Une fois le ménage accompli, Mogaba nous réunit tous pour préparer notre nuit : il va nous falloir monter la garde afin d’éviter que la situation ne s’aggrave si le cadavre de la ruelle est découvert.

    Breloque se porte volontaire, visiblement rongé par la culpabilité d’avoir causé tout ce tumulte. Persuadé que ce dernier serait plus à même d’alerter d’éventuels agresseurs que la compagnie, j’insiste pour prendre sa place. Le capitaine tranche : nous veillerons tous les deux.

    Chaos nous demande de le réveiller deux heures avant notre départ le lendemain afin qu’il puisse… – je ne me rappelle pas qu’il ait mentionné pourquoi d’ailleurs – et nous acceptons.

    Une des nouvelles recrues propose à Chaos de l’assister dans sa tâche (qui ne me revient toujours pas, une histoire d’inspection de paquetages il me semble).
    Elle se présente sous le nom de Destructrice et arbore un sourire niais dans une armure lourde… Pourquoi ai-je le sentiment que la compagnie ne gagne pas en finesse ?

    Tout le monde monte à sa chambre. Avant de s’éclipser, Chaos emprunte à Breloque deux de ses clochettes, sans doute pour bricoler un système d’alarme. Ce mystérieux personnage a de bonnes idées, je sens qu’il saura se rendre utile.

    Je demande un café au comptoir, la nuit va être longue. Les heures passent, l’aubergiste est allé se coucher alors que la Babiole et moi nous continuons de scruter les alentours.
    Soudain, du mouvement attire notre regard dans un angle de rue.

    Afin de pouvoir en observer discrètement l’origine, Bibelot se place à l’entrée de la taverne et utilise la lame de son arme comme miroir. Démarche inutile puisque cette dernière n’est pas propre et de toute façon pas assez large pour y voir correctement.

    Pendant qu’il plisse les yeux avec l’air stupide, je me place simplement derrière une fenêtre dans l’auberge et discerne un groupe de petits personnages vêtus de noir.

    Ces petits trucs n’ont pas l’air vraiment menaçants, je décide donc de m’envelopper dans un drap noir et de m’approcher discrètement d’eux pour entendre leur conversation.
    Arrivé à leur niveau je me rend compte qu’ils baragouinent dans une langue qui m’est totalement inconnue.

    Au même moment, Destructrice jaillit de la taverne, en armure, son immense marteau à la main. Si les petits machins la repèrent cette nuit va se finir en bain de sang ! Je m’approche d’eux en imitant la démarche d’un touriste égaré pour les distraire.

    Alors même que je souhaite engager un dialogue courtois (pour en apprendre plus sur eux de façon pacifique) l’une de ces saloperies dégaine une dague et tente de la loger dans mon abdomen !
    Dans une sublime pirouette j’esquive l’assaut.

    Voyant le sourire qui orne habituellement le visage de Destructrice s’effacer, je réalise qu’une confrontation est désormais inévitable…
    Je me replie en appelant la garde en renfort (de façon très virile, contrairement à ce que le reste de la compagnie pourrait raconter) afin que les nabots se ravisent, sans succès : ils dégainent tous leurs armes et s’élancent à ma poursuite.

    Réveillé par mes cris (virils, rappelez-vous), Chaos se positionne à une fenêtre de l’auberge et décoche une première flèche. Celle-ci vient se loger dans le crâne d’un des minus.

    Destructrice s’invite dans la mêlée : elle s’approche et abat son marteau sur un autre nabot, après le coup ce dernier s’apparente à une tôle froissée.
    La Babiole s’avance à son tour et, dans un ample mouvement circulaire, déchiquette six ennemis à la fois. Mon respect s’en trouve quelque peu accru, il faut le dire.
    Les quatre derniers assaillants ne se dégonflent pas, deux d’entre eux tentent de me poignarder. J’esquive facilement le coup du premier mais le second profite d’une ouverture pour m’atteindre au flanc, sa lame traversant sans peine ma chemise.

    Des tâches de sang séparent ce paragraphe du suivant

    (Oui, j’écris ces lignes à posteriori et donc j’aurais pu laver le sang de mes mains, mais je trouve que ça donne une dimension dramatique au récit…)

    La douleur me fait vaciller, je tente de perturber mon assaillant en enflammant sa moustache au moyen de ma magie mais ne produit hélas qu’une légère odeur de brûlé. Pris de panique je tente à nouveau de fuir maladroitement, en tenant mon côté blessé.
    Chaos décoche une autre flèche, transperçant le poumon droit de l’enfoiré qui m’a planté. Ce dernier s’effondre dans un râle d’agonie. De son côté, Destructrice assène un coup bas au nain le plus proche qui se plie de douleur. Elle l’achève ensuite sans sourciller.

    Dans un geste très théâtral (et assez dangereux, il faut bien l’avouer) Breloque tranche la jugulaire des deux derniers nabots, la lame passant à quelques centimètres de mon (magnifique) visage.

    Forcé de constater l’efficacité de la Babiole, je remarque tout de même qu’elle n’a laissé aucun survivant pour un éventuel interrogatoire.
    Je refuse de ramasser les flèches de Chaos, piétine furieusement le cadavre du microbe qui m’a blessé puis m’effondre en gémissant – on ne dirait pas comme ça, mais ça fait hyper mal.
    L’enfoiré à la fenêtre encoche une flèche, proposant d’abréger mes souffrances.

    Destructrice décide de me donner les premiers soins… Cette gourdasse se met à déchirer ma chemise pour s’en faire un chiffon puis essaie de nettoyer ma plaie avec. Sa douceur légendaire la conduit à littéralement poncer mon flanc, intensifiant le saignement et permettant à la rue endormie d’entendre mes plus beaux cris de douleur. Pris de panique et sentant ma fin approcher, j’entreprends d’insulter copieusement sa génitrice en gesticulant.

    Elle propose d’appeler un médecin, nouvelle salve d’insultes.
    Je tente alors de cautériser ma plaie avec la magie, le saignement réduit à peine. Et puis ça me brûle maintenant ! Je gigote de plus belle en hurlant. Les autres membres de la compagnie assistent au désolant spectacle, impuissants.

    Soudain ma blessure semble se refermer, en levant les yeux j’aperçois Chaos tendant une main vers moi, l’air concentré. Il me fait signe que cela ne devra pas s’ébruiter. Mon regard lui fait comprendre que je souhaite juste ne pas finir mon existence au milieu de cette rue.

    Dramatisant légèrement, je somme Destructrice de me traîner jusqu’à un lit. Pendant qu’elle s’exécute, Breloque fouille et identifie les petits bonshommes comme des sbires d’un des maîtres de l’ombre. Il file réveiller Mogaba pour lui faire son rapport.
    Une fois informé, le capitaine fait réveiller (par la Babiole bruyante) toute la compagnie pour se mettre en route avant le lever du jour. Il nous informe que pour échapper à Ombrelongue il va nous falloir nous séparer et nous retrouver à Béryl, je serai à la tête d’une des équipes.

    Faites que les trois enfoirés qui m’ont entendu gémir n’en fassent pas partie…

    #6914
    Truc
    Membres
    @nicotruc

    Nous nous mettons en route de bon matin, moi et mon « équipe » constituée d’une douzaine de compagnons (avec, parmi eux, l’intégralité des andouilles que je souhaitais éviter…). Le trajet de mille kilomètres qui nous sépare de Béryl ne sera pas de tout repos.

    Nous marchons pendant plus d’une heure à travers Fraternité avant d’atteindre la grand place, les échoppes commencent à s’y remplir mais ne sont pas encore ouvertes.
    Je propose à mes compagnons de se séparer pour trouver un contrat d’escorte en direction de Béryl : il s’agirait de ne pas faire tout ce chemin gratuitement tout de même…

    Nous nous fixons rendez-vous chez l’herboriste pour 7h et formons des binômes : Chaos-Destructrice, Breloque-Chrysanthème, Truc-Machin et …

    Note : demander leur nom aux compagnons les moins bavards, ils pourraient se rendre utiles un de ces jours même s’ils n’ont pas l’air d’être des flèches…

    Chaque groupe s’éloigne de la grand place dans une direction en cherchant des clients potentiels. Pour ma part, je me poste au point de rendez-vous et commence à héler le tout-venant. Après avoir tenté en vain d’aborder les bouseux qui peuplent cette ville moche, je passe chez le tailleur me racheter une chemise (la précédente ayant expérimenté la « délicatesse » de Destructrice).
    Au sortir de son échoppe, j’aperçois mes compagnons en train de me rejoindre pour faire leur rapport.

    Breloque et Chrysanthème ont trouvé des demandes qui étaient accrochées sur le tableau d’affichage au Nord de la grand place. Cela semble prometteur : un contrat est proposé par le Joaillier de la ville pour acheminer une caravane de bijoux et de pierres précieuses jusqu’à Béryl, une aubaine !
    Une autre annonce propose d’escorter trois chargements de peaux pour le tanneur local jusqu’à Chou, ville qui se trouve être sur notre chemin.
    Je les félicite puis me tourne vers Chaos et Destructrice qui, eux, reviennent bredouilles. Chaos semble mécontent, Destructrice est blessée à la tête. Je ne me risque pas à poser de questions.

    Nous passons chez le joaillier dont l’échoppe se trouve sur la place, richement décorée. Ce dernier nous confie bien vite le contrat que nous nous proposons d’entamer le jour même, dans l’après-midi.
    Il s’agira ainsi de fournir le Duc de Béryl en bijoux pour le mariage de sa nièce.

    Nous passons rapidement refaire les stocks médicaux chez l’herboriste et quittons la grand place.

    Nous nous dirigeons ensuite vers l’étal du tanneur situé près de la porte Nord. Ce dernier nous fait moins facilement confiance (surtout quand Destructrice commence à insulter sa profession) mais accepte. Après tout, nous escortons bien le joaillier, nous devons donc être compétents. Chaos achève de le convaincre en lui exposant, de façon brillante, notre idée de camoufler la caravane du bijoutier avec des peaux afin de moins attirer l’attention sur le convoi.

    Nous partons dans l’heure, depuis la porte Nord de Fraternité. Le déguisement est parfait grâce aux peaux que nous a généreusement cédé le tanneur.
    Nous prenons place dans le convoi de la façon suivante :
    – Breloque fermera la marche (l’éloigner de moi augmentera certainement mon espérance de vie) ;
    – Chaos et Chrysanthème auront en charge la protection du chariot le plus précieux, que nous plaçons au centre du convoi ;
    – Destructrice se placera juste devant eux afin de pouvoir joindre rapidement les deux extrémités du peloton ;
    – Quant à moi, je me placerai dans le premier attelage (prendre la tête est tout à fait dans mes cordes…).

    Nous avançons à bonne allure depuis bientôt deux jours quand soudain Breloque se met à gémir : « Des messieurs à cheval ! » (oui, donner leur nombre et d’où ils viennent n’est pas encore à sa portée).
    Naturellement, nous comprenons qu’il ne s’agit pas de locaux effectuant une balade à dos de poney. Ces derniers sont armés et foncent dans notre direction par l’arrière du convoi.

    Une quinzaine de cavaliers se rapprochent rapidement, nous nous regroupons dans la caravane du bijoutier et ouvrons le feu. Chaos et les sept archers décochent une première volée qui tue une partie de nos assaillants. La flèche de Chaos provoque une explosion aveuglante qui effraie trois montures qui, prises de panique, font demi-tour et s’enfuient.

    Dans le tumulte, je repère le chef des bandits et entreprends de le déstabiliser en mettant le feu à sa moustache pendant que Breloque tente de les impressionner avec des passes d’arme. Les secousses de l’attelage viennent perturber nos efforts : le Bibelot gesticule d’une façon ridicule en manquant de perdre son arme, je ne produis même pas une étincelle.

    La sensation de chaleur dans la moustache du chef semble l’agacer au plus haut point et il hurle à ses troupes de me prendre pour cible. Les cinq archers montés de leur escouade me décochent une flèche : le plus malhabile d’entre eux touche mortellement un de ses camarades et deux flèches m’atteignent. Je vacille et me réfugie dans la caravane, touché à l’épaule et à la hanche. Le chef finit par être criblé des flèches de nos compagnons.

    Les poursuivants se rapprochent dangereusement, ils sont presque au contact. Sous nos yeux ébahis, la Babiole suicidaire se jette du haut du convoi sur un de nos ennemis. Elle le manque complètement mais se rattrape tant bien que mal à sa jambe sans pour autant le désarçonner… nous apercevons juste un machin qui pendouille derrière le convoi.
    Chaos continue de tirer et abat un autre bandit d’une flèche dans le crâne.
    Bien décidé à participer à l’effort de groupe, je tente dans un ultime effort de sectionner les sangles retenant les cavaliers en selle par la magie. La douleur lancinante m’empêche d’être d’une quelconque utilité, je laisse plutôt Chrysanthème me soigner. Ce dernier extrait les flèches habilement et panse mes plaies en un rien de temps, je me sens déjà beaucoup mieux.

    Destructrice décide de passer à l’assaut : imitant Breloque, elle saute sur un autre assaillant… et comme ce dernier se rate lamentablement. Elle se prend les pieds dans la roue de la carriole et tombe à terre, tête la première. Nous croisons alors les doigts pour qu’elle fauche au moins un canasson en roulant au sol mais la pauvre finit piétinée par la bête sans même la freiner.
    Aux premières loges du navrant spectacle, la Babiole qui ballote se prend d’abord un morceau d’armure puis le bras désarticulé de Destructrice dans la tronche (pas le coup de main qu’il attendait, je pense). Sonné, il glisse sous le cheval puis chute, prenant de douloureux coups de sabots au passage.

    Une nouvelle salve de la compagnie réduit encore les rangs ennemis, les derniers assaillants commencent à craindre (à raison) une cuisante défaite. Ils se décident alors à cesser la poursuite pour se rabattre sur Breloque, face contre terre non loin de là.

    Au même moment Chaos se dresse sur le convoi, visiblement furieux.

     

    Les lignes qui suivent sont illisibles tant elles sont raturées

     

    Nous avons repris la route. Chaos, Destructrice et Breloque sont dans le chariot de queue, ils récupèrent. Cette escarmouche n’est plus qu’un douloureux souvenir pour notre fierté. Vivement que l’on rejoigne le reste de la compagnie…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année par Truc.
    #6931
    Ukrysis
    Membres
    @ukrysis

    Le papier est tacheté d’encre par endroits. La calligraphie s’étire majestueusement ; un scribe méticuleux quoique amateur de néologismes abstrus.

    Monsieur Sarcasme, après maints sermons, m’a enjoint à poursuivre le récit de nos escapades. Cieux éternels ! … ou ethernels cieux ? Qu’importe, je scarabouine ma grosse bosse ! Lecteur, tends ton regard, je m’apprête à te conter le retour glorieux de la Compagnie Écarlate. Car écarlates furent mes joues et le courroux de ce monsieur Sarcasme…

    Le convoi serpentait entre les dunes, silencieux. La caboche embaloutée, des insectes avaient le cœur en fête et me grignotaient toute clairvoyance. Aussi, me remettais-je difficilement des pirouettes banditesques. Ah ! Une réminiscence bat de l’aile sous mon crâne ! Le goût âcre du sable, une douleur sourde sciant çà et là les entrailles de ma pauvre cosse ! Car légume j’étais alors, scrabouillé des sabots frénétiques ! Pour sûr, j’aurais bientôt côtoyé le gloubi-boulga de nos cuisiniers improvisés.

    Fort heureusement, un masque à dépiauter un mort vint à ma rescousse. Monsieur Doc ! Agiles doigts que voilà ! En deux temps, trois mouvements, les rouages de mes guibolles s’entrechoquèrent à nouveau. Clic. Clac. Propre et brillant comme un sou neuf ! Je sentis néanmoins une animosité sans équivoque. Chrysanthème ? Il semblait rouspéter à son encontre… je n’y prêtais guère attention, préférant embrasser du regard cet esprit salvateur qui soignait ma carcasse endolorie.

    Nous prîmes la route, à nouveau. Destructrice fut ré-emboîtée, prête à hacher menues les bijoux de quelques malheureux.  Du moins, pouvait-elle en caresser l’espoir, un jour… L’un des convoyeurs sifflotait, visiblement rassuré que toute cette comédie sidérante se soit évanouie dans ses sciures. Tout rentrait dans l’ordre… ou presque !

    Ainsi furent acheminées ces précieuses carrioles, dans une ville troglodyte du nom de Chou. Chou, légume… m’est avis que le hasard se joue de moi !

    La Lune se hissait haut, par-delà nos silhouettes esquintées. Nos derniers pas, harassants, ne m’empêchèrent nullement de profiter du spectacle ! Les pierres, lourdes d’histoires, renfermaient en leur cœur des habitants empapillotés de tissus bariolés. Des âtres brûlaient, la fraîcheur du désert nous gagnait peu à peu.

    Une fois encore, Chrysanthème débusqua une énième brebis galeuse. Enfin, c’est ce qui me vint à l’idée. Or, il s’agissait d’une taverne aussi étrange qu’une blatte au milieu de chrysalides. Des poutres apparentes, rien qui ne rappelait le climat ambiant. Nous nous attablâmes, pressés de combler le monstre de nos panses. Le cuissot entre les chicots, je regardais – interloqué – mon compagnon d’en face. Il affichait une mine de dégoût. Mon haleine pestilentielle, peut-être ? Mh, il est temps de me fabriquer un autre cache-traits !

    Plus tôt, le chef du convoi nous avait généreusement rétribué : 50 levas ! Il comptait chanter nos louanges auprès de connaissances marchandes. Quel délicieux gusse, n’est-il pas ?

    Le repas achevé, Doc et moi prenions le premier tour de garde. Les peaux avaient été livrées mais les joyaux demeuraient sous notre protection. La roulotte se trouvait aux abords d’une étable, là où séjournaient nos canassons canés.

    Petite interlude… rideaux ! Monsieur Mogaba, je vous en prie, ne vous fâchez pas. Vous aussi, vous êtes un mercenaire répondant à l’appel vaniteux de l’opulence ! Qui suis-je pour y résister ? Un bain mordoré, ça ne se refuse pas ! Je m’y jetai (avec délicatesse), saisis colliers et pierreries, tentai d’en dérober quelques uns (l’oeil avisé de monsieur Doc m’en dissuada). Je réussis tout de même à en dissimuler un seul, sous ma robe. Sortant prestement, j’époussetai mes vêtements, rayonnant mais pas trop. Pas de chance… Monsieur Sarcasme et Chrysanthème nous rejoignirent bientôt.

    Futé affûté ! Le baratineur ne saurait être baratiné plus longtemps. Je lui parus louche, il découvrit le pot aux limaces. Basti-basta, il me pressa comme un agrume. Il ne lâcherait pas son étreinte, oh que non ! Sautillant d’un pied à l’autre, je me contins… Monsieur Doc ne dit mot, droit comme un j. Il haussa les épaules, préférant se retirer à l’auberge. Quant à moi, j’explosai, le flot de mes remords se déversa de toute part ! Prétextant être victime de cleptomanie, j’implorai le pardon de Monsieur Sarcasme. Celui-ci me fit jurer de ne point recommencer. Libération ! Je lui tendis le collier – dépité tout de même – et m’en allai rejoindre ma couche.

    En chemin, je croisai Monsieur Chaos, tremblotant au-dessus de sa soupe, l’air faiblard. Ses cheveux noirs trempaient dedans, drôle de façon de faire sa toilette…

    Les escaliers montés, des ronflements se firent entendre. Féminins mais suffisamment lourds pour être confondus avec ceux d’un ours. Espérons que les soins de Chrysanthème résorbent ses blessures. Pauvre Destructrice ! Plus détruite qu’autre chose, d’ailleurs… Mais, passons ! Demain est un autre jour et il nous reste des planches sur le pain !

    Un dessin représentant une miche de pain entourée d’étoiles illustre le bas de page.

     

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    #7000
    Ukrysis
    Membres
    @ukrysis

    L’écriture a changé. Sans fioritures.

    Le moral des troupes décline. Preuve en est : ils m’ont confié la tenue du journal. À moi, Virago… Dois-je épiloguer plus longtemps ou la situation vous semble-t-elle suffisamment critique ?

    En quittant Chou, Chrysanthème et Sarcasme recouvrirent la carriole de peaux. Ce fut sans compter sur l’intervention de Doc, qui brisa l’une des roues, nous immobilisant. Breloque, Doc et Destructrice retournèrent en ville afin d’en dégoter une nouvelle. Seuls les deux premiers revinrent, tout hébétés d’avoir laissé leur camarade aux « bons soins » des gardes. Leur langue de bois était abrasive, elle me donnait envie de les étriper à tour de rôle. Breloque avait tenté de subtiliser la roue d’un chariot, s’était fait attrapé par les gardes demandant une coquette somme en échange de leur silence. Nul doute que ma sœur avait dû vendre ses charmes à ces marauds de foire. Tout cela pour quelques piécettes… une bien maigre affaire.

    Notre prochaine halte se nommait Remplie, un oasis fleurissant dissimulé derrière de gigantesques roches. Nous nous abreuvâmes à son eau avant de poursuivre notre route.

    Au moment de franchir les grandes portes, nous fûmes interpellés ; un marchand, haletant, sollicitait notre appui. Sa précieuse fille était portée disparue voilà plusieurs lunes, son or couvrirait nos efforts. N’importe quel imbécile aurait flairé l’entourloupe. Pas Sarcasme, ni cet idiot de Breloque (on le disait instruit… balivernes).

    Heureusement, notre « chef » (note : le mot a été souligné plusieurs fois) déclina poliment son offre. Le baron nous attendait à Beryl, la ponctualité était de mise. Brillant. Donner notre itinéraire relevait d’une naïveté navrante. Destructrice, plus alerte, menaça le soi-disant marchand ; s’il ne décampait pas fissa, son crâne volerait en morceaux. Apeurée, la canaille trempa ses chausses et détala à toutes jambes. Piqué d’une vive curiosité, Breloque tenta de le rattraper, en vain. Cette erreur signa son arrêt de mort et le début de nos ennuis.

    J’ignore depuis combien de temps nous étions ainsi, à cheminer jusqu’à Beryl quand un cri déchirant retentit à l’arrière du convoi. Une trentaine d’hommes se rapprochaient dangereusement, lançant des projectiles en notre direction. Sarcasme sonna la retraite, nous étions – de toute évidence – bien trop peu pour leur tenir tête. On détacha les chevaux devant la mine éberluée du convoyeur :

    « Cette traîtrise se paiera de vos vies ! »

    Imbécile. Un cadavre n’a que faire de l’or et de la gratitude d’un nobliau. J’allais enjoindre ma sœur à monter en selle… mais son regard crépitait du feu de la vaillance :

    « Partez. Je vais tenter de les retenir. »

    Vraiment ? Le sacrifice n’a rien d’une fantaisie. D’un geste entendu, je lâchai néanmoins une fiole à ses pieds, puis donnai un coup de talon qui m’éloigna du danger. Têtue comme une mule, la raisonner était peine perdue.

    Les survivants cherchèrent un endroit à l’abri des poursuivants. Nous tombâmes sur une crypte, dressée au milieu du désert telle un spectre millénaire. On pansa les plaies, nourrit les bêtes et alluma un feu pour la nuit. D’autres nous rejoignirent, éreintés par leur cavale.

    Sarcasme veilla au-dehors jusqu’à apercevoir au loin, au milieu des dunes, la fière silhouette de Destructrice se découpant à l’horizon. Cramponnée à son arme sanguinolente, elle s’avançait avec peine, traînant un cheval sur lequel se trouvait le corps presque inerte de Chaos. On lui administra les premiers soins tandis qu’elle narrait ce douloureux incident. Elle en était l’unique rescapée. Selon ses dires, Breloque était tombé au combat. Mort avec bravoure à défaut d’avoir brillé d’une quelconque vivacité.

    Plus tard dans la nuit, Mogaba accompagné d’une poignée d’hommes vint nous rejoindre. Épuisés, ils avaient essuyé une bataille dont ils étaient ressortis vainqueurs. D’une humeur acariâtre, il pointa du doigt notre incompétence avant que les blessures de Destructrice ne lui fassent regretter ses paroles.

    Ce que nous trouvâmes dans l’édifice ne réchauffa guère nos cœurs : des débris humains jonchaient le sol. De rares visages s’étaient cristallisés d’horreur. Quelle en était l’origine ? Allez savoir… dormir ici ne me dit rien qui vaille. L’aube nous sera plus clémente.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 12 mois par Ukrysis.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 12 mois par Ukrysis.
    #7120
    Truc
    Membres
    @nicotruc

    Retour de l’écriture si délicate dont la lecture vous avait sûrement manquée.

    Le lieutenant pionce comme un bienheureux dans une chambre de l’auberge. Je prends donc les devants et me charge de garder notre équipe de bras cassés dans le droit chemin : le mien.

    Nous allons dans un premier temps obtenir davantage d’informations auprès du forgeron local afin d’estimer le nombre de bras à lui fournir. Les larcins sont menés la nuit, par de petits groupes de jeunes brigands, misérables voleurs improvisés qui menacent le gérant avec des armes de fortune. Destructrice à elle seule les réduirait sûrement en purée mais l’objectif n’est pas de repeindre l’échoppe avec leur sang. Envoyer Virago serait sûrement plus judicieux : son caractère se rapproche d’un tas de purin mais elle reste redoutablement efficace. Une vipère pour terrasser de jeunes goupils, cocasse! Nous ne statuons pas de suite sur qui sera envoyé pour protéger l’échoppe mais nous assurons au vendeur que ses ennuis prendrons fin à la nuit tombée. Le reste de la journée nous servira à enquêter sur le réseau de prostitution forcée qui pourrit les entrailles de la cité. Attendons le retour du lieutenant avant de nous intéresser au château noir… Je flaire le danger à plein nez et un cerveau fonctionnel en plus ne ferait pas de mal au groupe avant de s’en approcher.

    Nous regagnons l’auberge où Plumeux comate, il n’a pas quitté sa chambre. Nous demandons au tenancier s’il sait où se trouve le plus proche bordel pour débuter notre investigation. L’homme s’avère d’une aide précieuse. Après avoir commandé une tournée, la discussion dérive rapidement sur la prostitution des mineurs, il nous invite dans l’arrière boutique pour parler plus longuement. Nous obtenons ainsi son soutien et le nom d’un indic’ potentiel : un vieux marin du nom de Briskar. Il passe ses journées à rafistoler son bateau en ruine dans le port de la ville.

    Chrysanthème et moi partons voir le vieux bougre, Virago, Doc et Destructrice préfèrent faire le tour des bordels.

    Je ne sais dire qui est le plus miteux, le rafiot qui flotte à peine ou l’épave qui lui sert de capitaine. Une chose est sûre, nous tenons notre homme : à peine avons nous mentionné la prostitution de mineurs que l’ancêtre nous invite à bord. Il nous raconte alors comment sa fille Mircella s’est trouvée kidnappée et exploitée par cette obscure mafia. Enlever les enfants et menacer la famille des parents pour garantir leur silence… L’odieux procédé nous laisse sans voix. Briskar semble meurtri par son récit. Il nous indique le quartier général de ces fumiers et nous met en garde contre leur chef, un certain « Mains froides ». La mine sombre, le pauvre homme nous raccompagne sur le quais. Son visage s’éclaire quand nous lui promettons de débarrasser la ville de ce fléau. Il propose alors de réunir une cagnotte en notre honneur si nous y parvenons. Dans un élan chevaleresque je lui réponds que rendre les enfants à leur famille sera notre plus grande récompense. J’aurais dû me retenir. La gloire ne nourrit pas et nous avons des frais.

    Nous regagnons l’auberge pour faire notre rapport à Plumeux, enfin réveillé.

    #7142
    Madj
    Membres
    @mj255

    On était en train de débrieffer avec les frères au sujet des informations qu’ils ont pu récoltés. Je n’aurais pas dû l’ouvrir, une blague de travers et je me retrouve avec une dague enfoncée dans le corps.
    Le malfrat était en lien avec main froide et à sûrement entendu parler de notre plan de lui botter les fesses.

    Virago s’empresse de le suivre. Chrysanthème reste me prodiguer des soins et étonnement il fait le travail, c’est peut être un aide soignant après tout…

    Sans grand étonnement les clients de la taverne font mine de ne rien avoir remarqué.

    Avec chrysanthème on a été stupéfait de découvrir le corps de doc, le crâne complètement fracassé. La main froide doit avoir un assassin particulièrement efficace pour assassiner un de mes gars sans que personne ne s’en aperçoive.

    Destructrice revient dans la taverne, un marteau à la main, ca ne présageait rien de bon, elle se dirige vers une table et essais de litérallement écraser un gars sur sa chaise, le type l’évite mais la moitié de la salle se lève et se prépare au combat. Elle aurait au moins pu nous prévenir avant de déclancher un combat.

    Destructrice parvient à lui casser le bras. J’ai pu remarquer sarcasme ordonner aux ennemis de ne pas bouger, il était sérieux? Il est difficile d’être alerte en pleine bataille surtout m’étant pris par la suite un coup de taille, mais j’ai pû remarquer virago se faire planter au niveau de l’épaule.

    #7163
    Madj
    Membres
    @mj255

    De notre combat, je note que personne n’a suivi mes indications de m’envoyer de l’alcool à embraser. Chaos nous a rejoins au beau milieu de la fête et décochait des flèche à couvert. Chrysanthème nous à fait honte, même en étant médecin, il aurait pu nous aider ou au moins ne pas se pisser dessus en implorant pour sa vie. Virago à été à son habitude fière et solide quoi qu’un peu trop canibale, j’aimerais qu’elle n’en fasse pas une habitude. Sarcasme à été trop occupé à faire la morale aux ennemis au lieu de se battre, le plus étonnant c’est que certains l’ont écouté. Destructrice.. que dire.. à été fidèle à son nom tout comme boucher.

    On a pu apprendre à l’aide de sarcasme que le territoire de la main froide s’étends sur plusieurs cités. Et qu’il arrive dans deux jours. Notre informateur nous à demandé de protéger sa famille, pourquoi pas s’il nous paie… Autrement il devra attendre qu’on refroidisse la main froide pour être en sécurité. On vient déjà de zigouiller main gauche et main droite ca fait déjà ca de moins.

    En tentant d’intimider le tavernier à la fin du combat, il s’est rebellé et m’a poignardé. J’ai l’impression de prendre l’habitude de recevoir des dagues et autres corps étrangers dans mes tripes. J’ai déjà perdu l’usage d’un bras, il faudrait que je fasse d’avantage attention à ne pas perdre la vie. Toujours est-il que j’ai été pris de colère et l’ai condamné à mort après avoir autorisé virago de le torturer. Ca ne me ressemble pas, j’ai l’impression d’être plus irritable depuis la perte de mon bras, ca ne me plaît pas trop.

    On a trouvé un message mentionnant un rendez vous chez une certaine olga. On aura pu apprendre qu’il s’agit de la comptable de la main froide. Elle était libraire avant. Les noms du manchot, du clown et du borgne ont aussi été mentionné, ca promet d’être un véritable cirque chez Olga…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 11 mois et 1 semaine par Madj.
    #7208
    Bari
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    @barilios

    Pour une fois que c’est pas moi qui suis de corvée de latrines, je peux bien prendre la plume pour les annales, en plus j’ai déjà tout ce qu’il faut sous la main… mais j’en parlerais à la fin. La bagarre dans la taverne a pris fin et on a enfin pu m’expliquer les tenants et aboutissants de notre mission. Ces enfoirés bossaient pour Mains Froides en exploitant des enfants… ces porcs ! Ils n’ont eu que ce qu’ils méritaient, mais maintenant faut nettoyer tout çà, les ordres de Mogaba sont clairs : on doit rester discrets et bien se faire voir ! Plumeux, soutenus par d’autres, veulent mettre le feu pour effacer toutes les traces… J’hallucine ! Ils ne réfléchissent donc pas ? Ils veulent que tout le quartier s’enflamme ou quoi ? Niveau discrétion on fait mieux ! Et quand je leur fait remarquer, je m’en prends plein la poire, notamment de la part de Virago… faudra que j’en parle à Destructrice… ou p’têt à Mogaba directement : trop de fortes personnalités sans vraie organisation, ça pourrait porter préjudice à la Famille… En parlant de Destructrice, où est-elle passée ? Merde, pas le moment que l’un d’entre nous se retrouve isolé, on a déjà perdu le Doc… Repose en paix mon frère, même moi je pense pas pouvoir faire quelque chose là… Je prends les devants et j’efface toutes les traces qui pourraient permettre de remonter jusqu’à la Famille : mes flèches, les effets de Doc, les bouts de tissus et d’armure arrachés… On embarque les corps du Doc pour lui donner une sépulture décente, du tavernier auquel Virago a arraché la main et qui serait trop suspect, et ceux de Main Droite et Main Gauche pour éviter que ça paraisse trop évident… Espérons que ça passera pour une violente bagarre de bar qui a mal tourné…

    J’aide les autres à mettre le tavernier dans les égouts, mais l’absence de Destructrice m’angoisse. Avec Virago on essaye de la retrouver pendant que les autres s’occupent des malfrats et du Doc. Heureusement que Destructrice met du parfum, mêlé des effluves des herbes curatives qu’elle continue de devoir employer suite à son « accident », çà me donne une base de recherche, mais c’est Virago qui poursuit la traque à la manière d’un chien de chasse… elle doit tenir plus de l’animal que de l’humaine en fait. La piste nous amène dans le quartier de l’Université… merde elle a quand même pas eu l’idée de retrouver Olga la comptable toute seule ? Ah, et ce garde borné qui nous barre le passage, quelle plaie ! A ma grande surprise Virago ne moufte pas, aurais-je été mauvaise langue ? Mais bon, on retrouve sa sœur, en compagnie d’un garçon d’une dizaine d’année. Il s’appelle Billy, et… c’est une des victimes du réseau de Mains Froides… mais aussi le fils d’Olga. Et merde ! Je trouve un vieux clochard et avec la présence impos…euh « rassurante » des deux sœurs, il me donne pas mal d’infos sur ce qui se passe dans la ville : la sombre bâtisse, la main mise de Mains Froides. Je lui file la pièce et l’envoie chez Mogaba : on tient une bonne source d’info, l’appel du ventre et sa peur de ce qui pourrais lui arriver feront de bons leviers. En attendant çà fait environ deux semaines qu’Olga n’a pas été vue. On décide de rentrer chez elle, la porte n’était même pas fermée à clef. Bizarre, çà ne présage rien de bon. Pas de traces de luttes, le ménage n’a pas été fait depuis au moins plusieurs jours… On ne trouve pas de passages cachés. Mais en entrant dans la chambre de Billy : des toiles d’araignées, une couche monstrueuse de poussière… visiblement sa mère ne tenait pas vraiment à lui, pov’ gosse.

    Maigre consolation : Destructrice a trouvé dans le lit parental des documents ayant l’air intéressants. Ne sachant les lire, elle me les tends : et c’est compréhensible, ces documents sont codés, mais de ce que j’en déchiffre çà ressemble à des tenues de compte et des rapports BINGO ! La vache, ca fait 3 ans que Billy était entre leurs mains, qui sait ce qu’il a pu subir, et sa mère qui bosse pour son tortionnaire, et son écriture ne tremble même pas quand elle marque son nom à chacune de ses « prestations ». Je hais déjà cette femm.. OH PUTAIN la dernière entrée date d’il y a seulement quelques heures : la « commande » de Destructrice !! Elle était là il y a encore peu de temps cette salope ! Bon je pense qu’on peut partir du principe que Mains Froides sera mis au courant rapidement, si ce n’est pas déjà le cas.
    On embarque des vieux vêtements du paternel pour habiller le gamin, plein de crasse, et on rentre à l’auberge. Les autres sont déjà rentrés et le vieux clodo est là également. A peine rentrés, on se fait incendier par Sarcasme… Il a ses règles ou quoi ? Va falloir qu’il se calme celui-là, il commence à prendre la grosse tête.. en même temps avec tout le vent qu’il brasse… Destructrice va laver le gamin, et je vais pour décoder les papiers, avant de finalement me mettre aux reprises des vêtements : y a déjà bien trop de gens qui ont vu ce gamin tout nu. Et Sarcasme en remet une couche, et çà me blesse vraiment. La Compagnie c’est ma Famille, littéralement et lui nous voie comme des pions à son service j’ai l’impression. J’espère que je me trompe… Et il enfonce le clou en allant jusqu’à utiliser sa magie sur moi ce p’tit con ! Mes intestins se vident sous moi alors que Destructrice envoie bouler Sarcasme d’un coup de botte bien placée. En se relevant, il ose en plus se vanter de son sort devant Mogaba, faut croire qu’il cherche la merde « ha…ha…ha… »… Mais bon grâce à lui je vais échapper aux corvées de latrines pour quelques temps, çà tombe bien je viens d’en foutre partout, amuse toi bien Sarcasme ! Mais bon, plus pratiquement avec le boulot qui m’attends çà m’arrange : la couture, le décodage, la copie du livre de l’Asservi -car oui j’en suis de plus en plus convaincu- et tant que j’y suis, vu que j’ai encre et papier, je vais faire les annales…

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